Samedi 16 Septembre 2006

Un peu dans la culpabilité, je m'oblige à m'asseoir devant cet ordinateur et pondre le post du jour. Du jour? Mais ça fait 4 jours qu'il n'y a rien eu. Et alors me diriez vous? Oui et alors. Pas bien grave tout ça mais il semblerait que la morosité voir l'abscence est envahie la blogosphère depuis quelques temps. Peu importe continuons notre route....

La mienne m'a amenée hier sur Perpignan. La métropole de ce petit département des Pyrénées Orientales. La grande ville quoi pour nous autres montagnards. Des envies de bitume et de CO2 sont venues titiller mes narines. Adieu les meuh et les cloches, bonjour les vroumvroum et les glaxons.

J'y vais pour quoi? Je ne sais pas trop en fait, pour sortir de cet espace quotidien grand, large et sans fin de par sa nature, mais tellement étouffant à force.

La pluie qui depuis quatre jours ne cesse de tomber sur le département rend cette visite de la ville encore plus icompréhensible.

Je marche sur ce bitume humide au hasard sans savoir quoi regarder. Les hommes et les femmes qui animent ces rues piétonnes sont sans doute réglés sur un objectif. Nous sommes samedi le jour où on peut prendre le temps de dépenser son argent. Au loin une musique. Pas celle qu'on entend habituellement, une musique d'ailleurs, d'un autre temps. Sur la place de la cathédrale, des personnages du moyen âge tentent de nous rappeler comment vivaient nos ancètres. Là on apprend à battre le fer, ici à faire un pipeau avec un bambou, là encore la filleuse de laine et les ménestrels qui font leurs numéros. La pluie s'intensifie, je me dirige vers la cathédrale. Depusi 5 ans que je suis ici je n'étais jamais entré.

Quelle étrangeté ces maisons de Dieu. J'y trouve une cathédrale sombre, noire, dans un silence de mort. Sur le côté deux femmes tentent désespéremment de recueillir quelque pièces pour je ne sais quelle occasion. Devant une femme d'un certain âge, fait sa prière. Je l'entends chuchoter mais ne comprends pas un mot.... celui à qui est destinée cette prière doit avoir de bonnes oreilles. Mais l'espoir est presque lisible sur son visage, l'espoir d'être entendue, l'espoir d'être exocée, l'espoir qui va jusqu'à la faire se mettre à genoux sur ce banc de bois rugueux et dur. La souffrance sans doute participe à la motivation...

La pluie s'arrête un peu je sors car je commence à me sentir mal. J'aurais pu trouver paix et sérénité, j'y trouve chagrin et révolte, colère, voir mensonge... mais c'est pas ma guerre comme dirait l'autre alors je vais plus loin...

La rue est un endroit finalement facinant. Lorsque j'habitait la ville je ne faisais pas attention à toutes ces choses. J'ai l'impression d'être un gamin qui découvre le monde... je regarde tout.

Les parfums de chacun se mêlent. Pas le temps de sentir, tout se mélange...et les gens se croisent mais ne se regardent pas. Moi je regarde mes pieds qui commence à prendre l'eau. Merde! Je vais niquer mes pumas....bah ce ne sont que des chaussures...

Au détour d'une rue je tombe sur un magasin de robe de mariée. Je m'arrête quelques instant pour regarder. On s'arrête toujours devant ce genre de magasin... pendant que je regarde, je me surprend à voir dans le reflet de la vitrine un sourire se dessiner sur mon visage. Je comprends alors ce que le mot fin veut dire. Je continu ma route lorsqu'un coup de fil vient me sortir de mon errance. Quelqu'un m'appelle? Oui, mais ça c'est une autre histoire....

Texte libre

Image aléatoire

Album photos

Recommander

Créer un blog sur i-clic.net - Contact - C.G.U. - Reporter un abus